Auto-entrepreneur en prestation de service
cotisations et plafond à connaître
Vente ou prestation de service : le statut auto-entrepreneur n’applique ni le même taux de cotisation, ni le même plafond de chiffre d’affaires.
Une prestation de service en auto-entrepreneur cotise à 21,2 % (BIC) ou 25,6 % (BNC), contre 12,3 % pour la vente, avec un plafond de chiffre d’affaires réduit à 77 700 € en 2026 (contre 188 700 € pour la vente). La distinction BIC/BNC dépend de la nature de l’activité, pas de son montant.
- Cotisations : 21,2 % en BIC, 25,6 % en BNC, contre 12,3 % pour la vente.
- Plafond : 77 700 € pour le service, pas 188 700 €.
- BIC ou BNC : dépend de la nature de l’activité, pas du montant facturé.
- TVA : seuil unique de franchise à 25 000 € depuis mars 2025.
Auto-entrepreneur en prestation de service
ce qui change par rapport à la vente
Le statut auto-entrepreneur n’applique pas les mêmes règles à toutes les activités. Une personne qui vend des marchandises et une personne qui facture des heures de conseil ou de service ne cotisent pas au même taux, et n’ont pas droit au même plafond de chiffre d’affaires. Cette distinction, souvent glissée en une ligne dans les guides généralistes, change concrètement ce qu’on garde à la fin du mois et jusqu’où on peut développer son activité sans changer de statut.
Concrètement, une prestation de service désigne le fait de facturer un travail — conseil, formation, réparation, développement web, coaching — plutôt que de vendre un bien physique. Cette catégorie se scinde elle-même en deux régimes fiscaux différents, avec des conséquences directes sur le taux de cotisation appliqué.
Le taux de cotisations sociales selon votre activité
Au 1er janvier 2026, les taux de cotisations sociales des auto-entrepreneurs restent différenciés selon la nature de l’activité. Cette dernière catégorie a d’ailleurs vu son taux augmenter d’un point début 2026, dans le cadre d’une réforme qui renforce la part consacrée à la retraite complémentaire — celle-ci représente désormais 21 % du total des cotisations pour les BNC.
| Activité | Taux de cotisation | Plafond de CA |
|---|---|---|
| Vente de marchandises | 12,3 % | 188 700 € |
| Prestation de service (BIC) | 21,2 % | 77 700 € |
| Profession libérale (BNC) | 25,6 % | 77 700 € |
L’écart entre 12,3 % et 21,2 % ou 25,6 % n’est pas anecdotique sur un chiffre d’affaires conséquent : il justifie de bien identifier sa catégorie avant de fixer ses tarifs, puisque le prélèvement social pèse directement sur ce qui reste net en poche.
Le plafond de chiffre d’affaires
77 700 € et non 188 700 €
Le plafond le plus souvent cité pour le statut auto-entrepreneur — 188 700 € — ne concerne que les activités de vente de marchandises. Pour les prestations de service, qu’elles relèvent du BIC ou du BNC, le plafond retenu en 2026 tombe à 77 700 € de chiffre d’affaires annuel.
Confondre les deux plafonds mène à un mauvais calcul de marge de manœuvre : quelqu’un qui facture des prestations et qui vise 150 000 € de chiffre d’affaires sur la base du plafond « vente » se trompe largement sur ce que le statut autorise réellement pour son activité.
BIC ou BNC
comment savoir dans quelle case on tombe
La distinction se joue sur la nature de l’activité, pas sur son montant. Les prestations de service commerciales ou artisanales — réparation, hébergement, restauration, la plupart des activités numériques comme le développement ou le community management — relèvent des BIC. Les professions libérales, qui reposent sur une activité intellectuelle exercée en toute indépendance — conseil, formation, coaching, certaines activités de santé non réglementées — relèvent des BNC.
Cette case se détermine dès l’inscription de l’activité et conditionne directement le taux de cotisation applicable : mieux vaut vérifier sa catégorie précisément lors de la création plutôt que de la découvrir au moment du premier calcul de cotisations.
La TVA
ce qu’il faut savoir en un coup d’œil
Depuis le 1er mars 2025, un seuil unique de franchise en base de TVA s’applique à toutes les activités : 25 000 € de chiffre d’affaires annuel, vente comme prestation de service confondues. Au-delà, l’auto-entrepreneur doit facturer la TVA à ses clients. Ce mécanisme et ses conséquences sur la facturation méritent un développement à part entière, déjà traité en détail ailleurs sur ce site — l’essentiel ici est de savoir que ce seuil s’applique indépendamment du plafond de chiffre d’affaires du statut, et qu’il peut être atteint bien avant lui pour une activité de service à forte valeur ajoutée.
Ce qui se passe si vous dépassez le plafond
Dépasser le plafond de 77 700 € une année donnée ne fait pas basculer immédiatement hors du statut. La sortie du régime micro-entreprise n’intervient qu’après deux années consécutives de dépassement, ce qui laisse le temps d’anticiper une éventuelle bascule vers un régime réel d’imposition, plus complexe mais mieux adapté à une activité qui a dépassé le cadre pensé pour un début d’activité. En attendant cette bascule, chaque euro facturé continue de suivre les mêmes règles de cotisation que celles décrites plus haut.
Quel est le taux de cotisations pour une prestation de service en auto-entrepreneur ?
21,2 % du chiffre d’affaires pour une prestation de service relevant des BIC, 25,6 % pour une profession libérale relevant des BNC. À comparer aux 12,3 % appliqués à la vente de marchandises.
Quel est le plafond de chiffre d’affaires pour une activité de prestation de service ?
77 700 € par an en 2026, contre 188 700 € pour la vente de marchandises. Ce plafond réduit s’applique aussi bien aux prestations BIC qu’aux professions libérales BNC.
Comment savoir si mon activité relève du BIC ou du BNC ?
Les prestations commerciales ou artisanales (réparation, développement, community management) relèvent des BIC. Les professions libérales fondées sur une activité intellectuelle indépendante (conseil, formation, coaching) relèvent des BNC.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de 77 700 € ?
La sortie du régime micro-entreprise n’intervient qu’après deux années consécutives de dépassement, ce qui laisse le temps d’anticiper une bascule vers un régime réel d’imposition.
Le taux et le plafond ne sont pas des détails administratifs : ce sont les deux chiffres qui définissent ce que le statut permet réellement pour une activité de service.