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Épargne des Français : les taux au 1er août 2026

18,3 % de revenu mis de côté en 2025, Livret A à 1,7 %, LEP à 2,5 % : le point complet.

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Réponse rapide

Les Français ont épargné en moyenne 18,3 % de leur revenu disponible en 2025, un niveau record hors Covid. Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS sont passés de 1,5 % à 1,7 %, tandis que le LEP reste à 2,5 % pour les ménages éligibles selon leurs revenus.

  • 18,3 % du revenu épargné en moyenne en 2025, 2e rang européen derrière l’Allemagne.
  • Livret A et LDDS à 1,7 % depuis le 1er août 2026, contre 1,5 % avant.
  • LEP à 2,5 %, sous conditions de revenus, souvent oublié malgré son meilleur rendement.
  • Le bon ordre : LEP d’abord si éligible, puis Livret A et LDDS.

Combien épargnent vraiment les Français

Le chiffre surprend souvent : en 2025, les ménages français ont mis de côté en moyenne 18,3 % de leur revenu disponible, avec une pointe à 18,9 % au deuxième trimestre, selon l’Insee. C’est un niveau élevé, hors période Covid, qui place la France au deuxième rang européen, juste derrière l’Allemagne, à 19,6 %, et loin devant la moyenne de la zone euro.

Ce taux ne dit pas tout : il mélange l’épargne de précaution posée sur un livret et l’épargne de long terme (assurance-vie, immobilier). Mais il confirme une tendance de fond : malgré une pression sur le pouvoir d’achat souvent évoquée dans le débat public, une part croissante du revenu des ménages n’est pas consommée, elle est mise de côté. Ce niveau reste largement au-dessus de la moyenne observée dans les années qui ont précédé la crise sanitaire, ce qui distingue la période actuelle d’un simple retour à la normale.

Le Livret A revalorisé au 1er août 2026

Depuis le 1er août 2026, le taux du Livret A est passé de 1,5 % à 1,7 %, une revalorisation qui s’applique aussi au LDDS, son cousin fiscalement identique. Cette hausse s’explique par le rebond de l’inflation observé au premier semestre 2026 : le taux, révisé tous les six mois, se calcule à partir de l’inflation hors tabac et des taux d’intérêt de la zone euro.

Concrètement, pour un épargnant au plafond de 22 950 euros, la rémunération annuelle théorique atteint désormais 390,15 euros, contre un montant plus faible avant la revalorisation. Les intérêts restent, comme pour tous les livrets réglementés, totalement exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, ce qui les distingue nettement d’un placement bancaire classique soumis à la flat tax.

LivretTaux au 1er août 2026PlafondCondition
Livret A1,7 %22 950 €Aucune
LDDS1,7 %12 000 €Aucune
LEP2,5 %10 000 €Sous conditions de revenus

Le LEP, l’option la plus rémunératrice et souvent oubliée

Avec un taux maintenu à 2,5 % au 1er août 2026, le Livret d’épargne populaire reste nettement plus rémunérateur que le Livret A, mais il reste sous-utilisé : beaucoup de ménages qui y ont droit ne le savent tout simplement pas. L’accès dépend du revenu fiscal de référence : pour une personne seule, il doit être inférieur ou égal à 23 028 euros en 2026, ce seuil augmentant avec le nombre de parts du foyer fiscal.

Le plafond de versement reste fixé à 10 000 euros, mais la capitalisation des intérêts peut faire dépasser ce montant sans nouveau versement. Pour ouvrir un LEP, la banque demande l’avis d’imposition le plus récent, qui permet de vérifier l’éligibilité sans démarche administrative complexe. Une part significative des ménages éligibles ne l’auraient pourtant jamais ouvert, faute d’information sur leur propre éligibilité, alors que la démarche ne demande qu’un justificatif déjà en leur possession.

Pourquoi les Français épargnent autant en ce moment

Aucune explication unique ne suffit à expliquer ce niveau d’épargne, mais plusieurs facteurs se cumulent. L’incertitude économique pousse une partie des ménages à constituer une réserve de précaution plus large qu’avant, par prudence face à d’éventuels coups durs. La revalorisation récente des taux réglementés rend aussi l’épargne sans risque un peu plus attractive qu’elle ne l’était les années précédentes, sans pour autant compenser l’inflation dans tous les cas : même à 1,7 %, le Livret A ne rattrape pas totalement la hausse des prix constatée sur certains postes de consommation.

S’y ajoute une préoccupation plus structurelle autour de la retraite, qui pousse une partie des actifs à épargner tôt plutôt que de compter uniquement sur les régimes obligatoires. Ces motivations se superposent plus qu’elles ne s’excluent, ce qui explique pourquoi le taux d’épargne reste élevé même quand la conjoncture s’améliore ponctuellement : une réserve constituée par prudence ne se dépense pas au premier signe d’accalmie.

  1. 1. Le LEP si éligible

    À remplir en priorité : taux de 2,5 %, le plus élevé des livrets réglementés.

  2. 2. Livret A et LDDS

    Sans condition de revenus, à compléter une fois le LEP rempli ou pour les foyers non éligibles.

  3. 3. Au-delà des plafonds

    Basculer vers l’assurance-vie ou d’autres supports selon l’horizon et le niveau de risque accepté.

Dans quel ordre remplir ses livrets

La logique la plus efficace reste simple, même si elle est rarement expliquée clairement. Pour un ménage éligible, le LEP passe en premier : son taux de 2,5 % dépasse largement celui du Livret A, pour un plafond certes plus bas mais suffisant comme socle de précaution, sur trois à six mois de dépenses courantes pour un foyer aux revenus modestes. Une fois le LEP rempli ou pour les foyers non éligibles, le Livret A et le LDDS prennent le relais, avec leurs plafonds respectifs de 22 950 euros et 12 000 euros.

Au-delà de ces montants, l’arbitrage change de nature : il s’agit alors d’épargne de plus long terme, orientée vers l’assurance-vie ou d’autres supports, avec un niveau de risque et une fiscalité différents. Ce basculement ne se décide pas de la même façon qu’un simple choix de livret, et mérite d’être traité séparément selon l’horizon et les objectifs de chacun. L’assurance-vie, par exemple, n’offre aucune garantie de taux comparable à un livret réglementé sur ses supports en unités de compte, même si son fonds en euros reste, lui, sécurisé.

Ce qu’il faut vérifier avant de se décider

Avant d’arbitrer, quelques points méritent d’être vérifiés au cas par cas. L’éligibilité au LEP se recalcule chaque année sur la base de l’avis d’imposition le plus récent : un foyer qui n’y avait pas droit peut le devenir d’une année sur l’autre, et inversement. Les taux des livrets réglementés sont révisés deux fois par an, au 1er février et au 1er août : un chiffre lu quelques mois plus tôt peut déjà être dépassé au moment de la décision.

Enfin, les plafonds de versement ne sont pas des plafonds de solde : la capitalisation des intérêts peut faire dépasser ces montants sans qu’aucun versement supplémentaire ne soit nécessaire, ce qui explique pourquoi certains livrets affichent un solde légèrement supérieur au plafond officiel, sans que cela pose de problème pour leur détenteur. Il reste enfin utile de vérifier, une fois par an, que les seuils d’éligibilité au LEP n’ont pas changé pour son propre foyer : un déménagement, un changement de situation familiale ou une variation de revenus peuvent faire basculer l’éligibilité dans un sens comme dans l’autre.

Quel est le taux d’épargne des Français en 2026 ?

Le dernier chiffre disponible, celui de 2025, s’établit à 18,3 % en moyenne annuelle, avec un pic à 18,9 % au deuxième trimestre, selon l’Insee — un niveau record hors période Covid.

Le taux du Livret A a-t-il vraiment augmenté ?

Oui. Il est passé de 1,5 % à 1,7 % au 1er août 2026, tout comme celui du LDDS, en raison du rebond de l’inflation observé au premier semestre.

Qui a droit au LEP ?

Les ménages dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un seuil qui varie selon le nombre de parts du foyer fiscal : 23 028 euros pour une personne seule en 2026. L’éligibilité se vérifie avec l’avis d’imposition le plus récent.

Faut-il remplir le Livret A avant le LEP ?

Non, c’est l’inverse : pour les ménages éligibles, le LEP doit être rempli en premier grâce à son taux de 2,5 %, nettement supérieur à celui du Livret A, avant de compléter avec le Livret A et le LDDS.

Pourquoi les Français épargnent-ils plus qu’avant ?

Plusieurs raisons se cumulent : une épargne de précaution plus large face à l’incertitude économique, des taux réglementés redevenus plus attractifs, et une préoccupation croissante autour du financement de la retraite.

Un livret oublié à la mauvaise place dans l’ordre de priorité, c’est souvent plus de manque à gagner qu’un mauvais placement.