Bourse Erasmus+
montants, conditions et démarches
Ce que vous touchez selon votre destination, ce qui se cumule avec la bourse CROUS, et le calendrier réel de la demande.
La bourse Erasmus+ finance une partie d’une mobilité d’études ou de stage en Europe, avec un montant mensuel qui dépend du groupe de pays de destination (généralement entre 225 € et plus de 600 €, selon l’année et l’établissement). Elle se cumule avec la bourse CROUS sur critères sociaux, qui continue d’être versée pendant la mobilité, ainsi qu’avec l’Aide à la Mobilité Internationale (400 €/mois) si l’étudiant y est éligible. La demande se fait auprès du service des relations internationales de l’établissement, plusieurs mois avant le départ.
- Montant variable : selon le groupe de pays de destination, à confirmer auprès de son établissement.
- Cumul avec le CROUS : la bourse sur critères sociaux continue d’être versée sans interruption.
- AMI et complément social : jusqu’à 400 € et 250 € supplémentaires par mois selon la situation.
- Demande anticipée : plusieurs mois avant le départ, auprès de son établissement.
Qu’est-ce que la bourse Erasmus+
La bourse Erasmus+ est une aide financière européenne destinée aux étudiants qui partent effectuer une partie de leurs études ou un stage dans un autre pays participant au programme. Elle ne couvre pas l’intégralité des frais d’un séjour à l’étranger, mais elle en réduit le coût de façon significative, en particulier pour les étudiants qui n’auraient pas les moyens de partir sans ce soutien.
Le dispositif est coordonné en France par l’Agence Erasmus+ France Éducation & Formation pour l’enseignement supérieur. Concrètement, la bourse est versée par l’établissement d’origine de l’étudiant, qui reçoit lui-même une enveloppe de l’agence nationale, et non directement par une administration européenne centralisée. C’est ce qui explique pourquoi les modalités pratiques (calendrier, documents demandés) varient légèrement d’un établissement à l’autre, même si les règles de fond restent communes.
Deux types de mobilité sont concernés : les études, quand l’étudiant suit des cours dans l’établissement partenaire et obtient des crédits reconnus dans son cursus d’origine, et le stage, quand il effectue une période professionnelle en entreprise ou en organisation à l’étranger. Les deux ouvrent droit à la bourse, avec des montants et des règles proches, mais des démarches parfois distinctes selon que le stage est trouvé par l’étudiant lui-même ou via un accord existant de l’établissement.
Ce guide couvre le périmètre européen d’Erasmus+ : le programme inclut aussi des mobilités hors Europe, avec des règles et des montants différents qui ne sont pas traités ici.
Combien touche-t-on selon la destination
Les montants varient chaque année et peuvent différer d’un établissement à l’autre : ce qui suit donne un ordre de grandeur, pas un chiffre garanti. Le montant mensuel dépend d’abord du groupe auquel appartient le pays de destination, classé selon son coût de la vie — et la logique est inverse de ce qu’on pourrait imaginer : plus le coût de la vie sur place est bas, plus la bourse mensuelle est élevée, pour équilibrer le pouvoir d’achat réel de l’étudiant.
| Groupe | Exemples de pays | Niveau de bourse |
|---|---|---|
| Groupe 1 | Allemagne, France, Italie, Suède | Le plus bas |
| Groupe 2 | Espagne, Grèce, Portugal, Tchéquie | Intermédiaire |
| Groupe 3 | Pologne, Roumanie, Croatie, Turquie | Le plus élevé |
Selon la destination et l’établissement, les montants observés vont généralement de 225 € à plus de 600 € par mois pour un étudiant classique, cette fourchette pouvant dépasser 1 000 € par mois dans certains cas particuliers ou avec l’ajout de compléments. Vérifier le montant exact directement auprès du service des relations internationales de son établissement reste indispensable avant de construire un budget de mobilité.
Les conditions pour en bénéficier
Trois conditions reviennent systématiquement.
Établissement participant
Être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur qui participe au programme Erasmus+ et délivre un diplôme reconnu.
Établissement partenaire
La mobilité se fait dans un établissement lié par une convention préalable, ce qui limite les destinations possibles.
Durée du séjour
Entre 2 et 12 mois par cycle d’études, pour un séjour d’études ou un stage.
Certains établissements ajoutent leurs propres critères, comme une moyenne minimale aux examens de l’année précédente — cette exigence n’est pas une règle uniforme au niveau européen, elle dépend de la politique de sélection de chaque établissement, ce qui rend indispensable de se renseigner directement auprès du sien plutôt que de se fier à un seuil générique trouvé en ligne.
Les aides qui se cumulent avec la bourse Erasmus
Un point qui inquiète souvent les étudiants boursiers sur critères sociaux : la bourse Erasmus+ ne remplace pas la bourse CROUS, elle s’y ajoute.
La bourse continue
Versement sans interruption pendant toute la mobilité, pour le même montant qu’en France, en plus de la bourse Erasmus.
Aide à la Mobilité Internationale
400 € par mois pendant 2 à 9 mois consécutifs, cumulable avec la bourse Erasmus de base.
Complément « moins d’opportunités »
Jusqu’à 250 € par mois en plus du montant de base, soumis à des critères propres (handicap, éloignement) distincts de l’éligibilité Erasmus standard.
Certaines régions ou collectivités locales ont leurs propres aides à la mobilité, à vérifier au cas par cas selon le lieu de résidence.
Comment et quand faire la demande
La démarche commence toujours par le service des relations internationales de l’établissement, jamais directement auprès d’une administration européenne. Les inscriptions pour un départ à la rentrée suivante se font en général plusieurs mois à l’avance, souvent dès l’automne ou l’hiver précédent, le temps que l’établissement partenaire valide la candidature et que les documents administratifs (convention d’études, assurance, parfois test de langue) soient réunis.
Un repère utile : plus la destination ou la filière est demandée, plus il est utile de déposer son dossier tôt, certains établissements fonctionnant par ordre d’arrivée au-delà d’un certain nombre de places disponibles par destination. Le versement effectif de la bourse intervient généralement en deux temps, une avance avant le départ suivie d’un solde après le retour ou en cours de séjour, selon l’organisation de chaque établissement.
La convention d’études (learning agreement)
Avant le départ, ce document doit être signé par les deux établissements et l’étudiant : il liste précisément les cours suivis à l’étranger et leur équivalence dans le cursus d’origine. Le signer sans le lire en détail revient à découvrir après coup que certains cours choisis ne correspondent finalement à rien dans son propre diplôme.
Les erreurs qui font perdre du temps ou de l’argent
La première erreur : construire un budget de mobilité sur un montant de bourse approximatif trouvé en ligne plutôt que sur le montant réel confirmé par son établissement. Les écarts entre destinations et établissements sont réels, et un budget mal calibré se découvre souvent trop tard pour être corrigé.
La deuxième : ignorer la possibilité de cumul avec la bourse CROUS ou l’AMI par méconnaissance, alors que ces aides ne se demandent pas automatiquement de la même façon partout — certaines nécessitent une démarche distincte auprès du CROUS ou de la région, à anticiper en parallèle du dossier Erasmus.
Troisième piège : sous-estimer le délai de candidature auprès de l’établissement partenaire à l’étranger, qui peut avoir ses propres échéances indépendantes de celles de l’établissement d’origine. Un dossier complet côté français ne garantit rien si l’établissement d’accueil a ses propres délais non respectés.
Dernier point, directement lié à la convention d’études évoquée plus haut : signer ce document sans vérifier précisément l’équivalence de chaque cours revient à financer une mobilité qui, une fois de retour, ne compte pas entièrement dans le cursus. Une mobilité bien financée mais dont les enseignements suivis ne sont pas reconnus au retour peut allonger la durée totale des études, un coût invisible au moment du départ mais bien réel ensuite.
Quel est le montant de la bourse Erasmus selon le pays ?
Le montant dépend du groupe de pays de destination : les montants les plus élevés concernent les pays au coût de la vie plus bas (groupe 3), les plus bas les pays au coût de la vie plus élevé (groupe 1). Les montants observés vont généralement de 225 € à plus de 600 € par mois selon la destination et l’établissement, avec des variations d’une année à l’autre.
La bourse Erasmus se cumule-t-elle avec la bourse CROUS ?
Oui. La bourse CROUS sur critères sociaux continue d’être versée normalement pendant toute la mobilité, sans interruption ni réduction, et s’ajoute à la bourse Erasmus+ plutôt que de la remplacer.
Quelles sont les conditions pour obtenir la bourse Erasmus ?
Être inscrit dans un établissement participant au programme, effectuer sa mobilité dans un établissement partenaire, et respecter une durée de séjour comprise entre 2 et 12 mois par cycle d’études. Certains établissements ajoutent leurs propres critères, comme une moyenne minimale, à vérifier directement auprès du sien.
Quand faire sa demande de bourse Erasmus ?
La démarche commence par le service des relations internationales de l’établissement, plusieurs mois avant le départ, souvent dès l’automne ou l’hiver précédent pour une mobilité à la rentrée suivante. Les destinations les plus demandées se remplissent parfois par ordre d’arrivée des dossiers.
Existe-t-il d’autres aides en plus de la bourse Erasmus ?
Oui, l’Aide à la Mobilité Internationale (400 € par mois pour 2 à 9 mois), un complément pouvant atteindre 250 € par mois pour les étudiants ayant moins d’opportunités, et parfois des aides régionales ou locales, à vérifier selon le lieu de résidence.
Qu’est-ce que la convention d’études et pourquoi est-elle importante ?
C’est le document signé avant le départ par les deux établissements et l’étudiant, qui liste les cours suivis à l’étranger et leur équivalence dans le cursus d’origine. Il sécurise la reconnaissance des crédits au retour ; le signer sans le vérifier en détail peut allonger la durée des études.
Une mobilité Erasmus bien préparée se joue autant dans les documents signés en amont que dans le montant reçu chaque mois.