Grande coupole de verre et de métal d'un édifice parisien historique, vue en contre-plongée
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La Bourse de Commerce

du grain à l’art contemporain

Un ancien marché de matières premières devenu musée de la Collection Pinault, au cœur de Paris.

Réponse rapide

La Bourse de Commerce de Paris est aujourd’hui un musée d’art contemporain, qui abrite depuis 2021 la Collection Pinault. Ce bâtiment circulaire du quartier des Halles fut d’abord une halle au blé, puis un lieu d’échange de matières premières, avant d’être réinventé par l’architecte Tadao Ando.

  • Aujourd’hui : un musée, la Collection Pinault, depuis 2021.
  • Le nom : hérité d’un ancien marché de matières premières.
  • L’architecture : un cylindre de béton signé Tadao Ando.
  • Le lieu : rue de Viarmes, 1er arrondissement, quartier des Halles.

Derrière ce nom hérité du négoce se cache désormais un musée. Voici ce qu’est la Bourse de Commerce aujourd’hui, d’où vient son nom et ce que l’on vient y voir.

La Bourse de Commerce aujourd’hui

un musée d’art contemporain

Qui tape « bourse du commerce » cherche le plus souvent ce lieu précis : l’édifice circulaire du quartier des Halles, à Paris, qui abrite depuis 2021 un musée d’art contemporain. Le nom vient du passé du bâtiment, mais sa fonction a changé. On n’y échange plus de marchandises : on y expose des œuvres.

Ce musée présente la Collection Pinault, l’une des grandes collections privées d’art contemporain. L’ouverture au public, en 2021, a marqué l’aboutissement d’un long chantier de rénovation. Le lieu fonctionne par expositions qui se renouvellent : ce qui est accroché évolue dans le temps, ce qui explique qu’on ne puisse pas résumer une fois pour toutes ce qu’il y a à voir.

L’adresse n’est pas un détail : on est en plein cœur de Paris, à deux pas de l’ancien ventre de la ville, les Halles, et non loin du Louvre.

D’une halle au blé à une bourse

l’histoire du bâtiment

Le lieu a une longue mémoire marchande. À cet emplacement s’élevait jadis l’hôtel de Soissons, dont il ne reste qu’un vestige célèbre : la colonne Médicis, encore visible aujourd’hui contre le bâtiment.

À partir de 1762, l’architecte Nicolas Le Camus de Mézières y édifie une halle au blé. Sa forme étonne pour l’époque : un anneau, presque un cirque antique, avec une cour centrale où l’on commerçait le grain à ciel ouvert. Le bâtiment circulaire que l’on voit aujourd’hui descend directement de cette logique.

L’activité du grain décline, et la halle ferme en 1873. Le lieu est ensuite confié à la chambre de commerce, qui le transforme en bourse de commerce, sous la direction de l’architecte Henri Blondel. L’ensemble est inauguré en 1889, coiffé d’une coupole de fonte et de verre. C’est là que se négociaient les matières premières, et c’est de cette époque que vient le nom resté collé au bâtiment.

  1. À partir de 1762 — la halle au blé

    Nicolas Le Camus de Mézières bâtit un édifice circulaire à cour centrale, où l’on commerce le grain à ciel ouvert.

  2. 1889 — la bourse de commerce

    Après la fermeture de la halle, Henri Blondel transforme le lieu en bourse de commerce, coiffée d’une coupole de fonte et de verre. On y négocie les matières premières.

  3. 2021 — le musée Pinault

    Le bâtiment rouvre en musée d’art contemporain pour accueillir la Collection Pinault, après une rénovation signée Tadao Ando.

La transformation signée Tadao Ando

La métamorphose la plus spectaculaire est récente. Pour accueillir le musée, l’architecte japonais Tadao Ando a inséré, sous la coupole historique, un grand cylindre de béton. Près de neuf mètres de haut, presque trente de diamètre : un volume sobre, lisse, qui crée une salle dans la salle.

Le geste est devenu la signature du lieu. Le béton brut d’Ando dialogue avec les murs anciens, les peintures de la coupole et les ferronneries d’origine, sans chercher à les imiter. On passe d’une époque à l’autre en levant les yeux. Cette tension entre patrimoine et architecture contemporaine fait partie de l’expérience, autant que les œuvres exposées.

Le bâtiment ancien

Coupole et mémoire marchande

La coupole de fonte et de verre, les murs et la colonne Médicis racontent deux siècles de commerce, du grain aux matières premières.

Le geste contemporain

Le cylindre de béton

Inséré sous la coupole, l’anneau de béton d’Ando crée un espace d’exposition au cœur du monument, sans effacer le passé.

La collection Pinault

ce que l’on vient y voir

Le musée montre de l’art contemporain issu de la collection rassemblée par François Pinault. On y croise des artistes majeurs de la scène internationale, à travers des accrochages qui changent régulièrement.

Parce que les expositions tournent, mieux vaut vérifier la programmation du moment avant de venir, plutôt que de s’attendre à une collection figée. C’est une logique de lieu vivant : chaque saison réserve ses propres œuvres et ses propres parcours. Le cylindre central, lui, reste le cœur scénographique autour duquel s’organise la visite.

Préparer sa visite

La Bourse de Commerce se trouve rue de Viarmes, dans le 1er arrondissement, au cœur du quartier des Halles. L’accès est facile en transports, et le lieu se combine bien avec une promenade dans le centre de Paris : le jardin des Halles, l’église Saint-Eustache toute proche, ou le Louvre un peu plus loin.

Avant de vous déplacer

Tarifs, horaires et exposition en cours évoluent : consultez le site officiel du musée avant votre visite. Prévoyez un peu de temps, car entre l’architecture et les œuvres, on flâne plus qu’on ne traverse.

Qu’est-ce que la Bourse de Commerce de Paris aujourd’hui ?

C’est un musée d’art contemporain, ouvert en 2021, qui présente la Collection Pinault. Le bâtiment, circulaire et coiffé d’une coupole, se trouve dans le quartier des Halles, dans le 1er arrondissement.

Pourquoi s’appelle-t-elle Bourse de Commerce ?

Parce que le bâtiment a abrité, à partir de 1889, une bourse de commerce où se négociaient des matières premières. Avant cela, il fut une halle au blé. Le nom est resté, même si la fonction a changé.

Qui a rénové le bâtiment pour en faire un musée ?

L’architecte japonais Tadao Ando. Son geste le plus marquant est un grand cylindre de béton inséré sous la coupole historique, qui crée un espace contemporain au cœur du bâtiment ancien.

Que peut-on y voir ?

De l’art contemporain issu de la collection de François Pinault, à travers des expositions qui se renouvellent. Comme la programmation change, il est conseillé de vérifier ce qui est exposé avant de venir.

D’un marché de grain à un musée d’art contemporain, le bâtiment a tout changé sauf sa forme. C’est peut-être ce qui rend la visite si singulière : on y lit plusieurs siècles d’un seul regard.